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6 messages

Eau de puits artesien

#1Figolu49
Bonjour,
Souhaitant utiliser l'eau de mon puits artésien, pouvez-vous me dire dans quel ordre, du puits vers le puisage, dois-je installer les matériels suivants: la réserve d'eau, le contacteur manométrique et les filtres sachant que je souhaite arroser mon jardin sans filtrer l'eau.

Merci pour votre réponse.
#2Freud
Bonjour Figolu49 et bienvenue

L'utilisation d'un suppresseur déjà équipé devrait faire l'affaire. Tu trouveras différentes capacités suivant l'utilisation :

erreur image
source : Groupe de surpression DELTA 1005 M/20H


Un suppresseur devrait suffire du fait qu'il s'agisse d'un puits artésien, sans quoi il faudrait plutôt un système avec pompe de relevable (pompe immergée). Le principe serait le même, un contacteur placé sur la réserve d'eau commande la pompe.

Tu demandes ou placer les filtres et tu mentionnes que tu ne souhaites pas filtrer l'eau pour l'arrosage. Ton puits ne servirait donc pas qu'à l'arrosage si ?
Dans un cas comme dans l'autre il est préférable de filtrer avant le passage de l'eau dans la pompe et le réservoir.
Dans le cas d'une pompe immergée ce serait aussi nécessaire du fait de la nécessité de passer par une réserve pour une commande de la pompe via le manomètre.

Bon, je ne suis pas expert en la matière
Voici des exemples de montage qui peut-être pourrons t'aider. Dommage qu'il n' ai pas davantage de détails ...
Il te faudra aussi ajouter des vannes de chaque côté du filtre comme sur l'exemple (3ème photo du lien) pour la maintenance du filtre.
   [ Message modifié par  Freud  le  08-02-2009  à  11:30 ] 
#3bourru
Salu Figolu49,

Si il s'agit bien d'un puits artésien, i.e. l'eau jaillit sous pression et peut "monter" naturellement au dessus du sol dans le tuyau de captage et
Si l'usage est bien exclusivement l'arrosage,
tu pourras faire des économies de matériel:
nul besoin de pompe ni de surpresseur ni de filtres ni de câbles, ni de plan
Juste un réservoir, on en trouve dans les coopératives agricoles, 1000 litres neufs à 140€ et bien moins chers en cas de réemploi; il sont de plus pré équipés d'une vanne de 60 en sortie
et quelques parpaings pour le surélever un peu
Après tu arroses par gravité. avec une prime : ton eau ne sera plus au 13° géothermique (ce qui est quasi fatal pour la plupart des cultures) mais à la température ambiante

Mais eu égard à la date de ton message, peut-être t'es-tu déjà équipé en lourd.
Ce serait dommage, avec les économies sur le matériel inutile, tu aurais pu t'acheter une petite serre


   [ Message modifié par  bourru  le  18-06-2009  à  19:23 ] 
#4Freud
Salut Jean,

Citation :
Mais eu égard à la date de ton message, peut-être t'es-tu déjà équipé en lourd  Citation :

Tu fais bien quand-même. Ça peu servir à d'autres ..

Quand l'eau monte effectivement de manière naturelle au dessus du sol, pour qu'il y ai pression dans le tuyau ça suppose, je suppose , de rendre étanche la sortie du puits, sans quoi l'eau continuerait à s'écouler sur le sol. Comment faut-il procéder dans ce cas ?
Enfin, pour que l'eau jaillisse naturellement, cela sous-entend que la réserve souterraine se trouve sur des hauteurs avoisinantes. Le jardin lui-même peut être situé plus haut que l'ouverture du puits. La pression doit être suffisante pour compenser la distance et la hauteur à parcourir.

Tu m'a l'air d'être pas mal calé là dessus. En serais-tu équipé ou juste intéressé par le sujet ?

++
#5bourru
Salut Freud
Citation :
En serais-tu équipé ou juste intéressé par le sujet ?  Citation :

Non je n'en suis pas équipé, à mon grand regret.

La possibilité de forer un puits artésien est plutôt rare, dépendante de la configuration géologique et orographique du lieu.
En gros, il ne peut y avoir de puits artésien que dans des zones de bassins sédimentaires vastes où une nappe, alimentée sur les marges du bassin, se trouve dans une couche poreuse (sable, calcaire, etc..), emprisonnée entre deux strates imperméables (argile).
La région parisienne en est un bon exemple; plusieurs puits artésiens y ont été forés au XIXe siècle, qui participent à l'alimentation en eau potable de Paris.

Quant à moi, résidant sur le vieux socle hercynien des Cévennes, pas de nappe phréatique, juste la rétention d'eau dans les couches superficielles du sol.
Je suis condamné à me rabattre sur des sources qui se conduisent comme ces escrocs de banquiers, ceux là qui nous submergent de propositions de prêts quand on en a rien à foutre, mais nous les refusent quand on en à besoin : mes sources, pléthoriques en hiver, sont taries en été.
Obligé d'aller au diable capter au départ de petits ruisseaux plus ou moins pérennes et de tirer des longueurs impressionnantes de tuyau.
Encore heureux quand tu réussis à capter plus haut que ton point d'arrivée!

Adonc, les pompes, les surpresseurs, j'ai déjà donné. Pour parler positivement , je suis riche de l'expérience accumulée de tous mes innombrables déboires.
Si tu fondes une annexe Entraidhydro, , je veux bien être rédacteur, et pas seulement cantonné au rôle du comique de service .

Là où élec et hydro se rejoignent, attention, ça ne fait pas toujours bon ménage, c'est sur le surpresseur à ballon intégré.
Mon point de vue sur ce matériel est très réservé, c'est une solution intéressante sur le papier, assez nulle en pratique.
La vessie interne, en caoutchouc à une durée de vie très limitée.
Le réservoir, trop petit, sollicite la pompe à tout bout de champ, et les départ-arrêt usent très vite la pompe
Tels qu'on les trouve dans les surfaces de bricolages, ils ne sont pas équipés d'asservissement pour arrêter la pompe quand il n'y a pas d'eau en amont, et la pompe, à vide, survit une petite demi-heure, et encore, seulement quand Allah est grand, et je crains fort qu'il n'ait en l'occurence, , comme l'autre, un grand besoin de talonnettes.

Des solutions alternatives existent, à peine plus chères, mais tu dois te les peler toi même.
Citation :
ça suppose, je suppose , de rendre étanche la sortie du puits, sans quoi l'eau continuerait à s'écouler sur le sol. Comment faut-il procéder dans ce cas ?   Citation :

Pas bien sorcier, on met une tête de puits, comme pour le pétrole...
"Dal - las, ton univers impitoya - able"


   [ Message modifié par bourru  le  18-06-2009  à  19:27 ] 
#6jerome
Bonjour,
Je voudrais modestement participer à vos échanges en précisant qu'un réservoir à vessie pour surpresseur doit être regonflé régulièrement (minimum 1 fois par an) pour éviter de démarrer la pompe trop souvent et pour éviter de déchirer la vessie en caoutchouc.
En effet lorsque le réservoir perd de l'air (comme en perd un pneu de voiture) le volume d'eau augmente à l'intérieur et tend de plus en plus la vessie.
La pression d'air dans le réservoir doit être inférieure de 200 grammes (0.2 bar) à la pression à laquelle la pompe démarre lorsque vous tirez de l'eau : lire la pression de demarrage de la pompe sur le manometre installé sur le surpresseur.
Concernant la taille du reservoir, 20 litres est toujours trop petit pour une habitation et engendre le démarrage de la pompe à chaque tirage d'eau. Il faut au minimum un réservoir de 50 litres.
Je suis tout à fait d'accord avec bourru sur la qualité très relative des surpresseurs vendus en grandes surface de bricolage et ne parlons pas des conseils des vendeurs qui s'occupent également des taille-haies, tondeuses, abris de jardin, semences etc... Comment tout connaître et bien conseiller les clients ?
J'ai trouvé un super site pour calculer une pompe ou un surpresseur, il s'agit de www.quelle-pompe.fr
Allez voir ça me parait très sérieux
Bonne continuation
Eau de puits artesien