Publication initiale Mars 2010, dernière mise à jour le 19/07/2011
Une VMC quelle qu'elle soit permet d’assainir l’air ambiant par extraction de l’air vicié via un réseau de gaines de ventilation, reliant les pièces d’eau (WC, cuisine, salle de bain) à un groupe (moteur/ventilateur) généralement situé dans les combles.
Le renouvellement de l’air est, pour une VMC simple flux, assuré par des grilles d’entrée d’air situées sur les menuiseries de pièces telles que chambres, salon, bureau, .. (pièces sèches).
L’air chassé est de l’air chaud, à plus forte raison que les bouches d’extraction sont situées en plafond ou en partie haute des cloisons. Il en résulte d’importantes déperditions de chaleur estimées en moyenne à 20% des déperditions totales d’un pavillon (toitures, fenêtres, murs extérieurs, ..), soit pour une maison de 100m² une perte sèche pouvant aller de 300 à 500€ par an selon le mode de chauffage utilisé.
La VMC Hygroréglable est un système de ventilation qui, contrairement à une VMC classique (autoréglable), régule le débit en fonction du taux d’humidité de l’air intérieur. Le débit s’exprime en m3/h, soit en volume d’air (m²) par heure (h). Les constructeurs annoncent jusqu’à 15% d’économies réalisées par l’emploi d’un système de ventilation hygroréglable.
Schéma de principe d'une VMC Hygroréglable
L'illustration qui suit dresse une vue d'ensemble du réseau de gaines d'extraction, semblable à une VMC simple flux classique, l'implantation des diverses bouches d'extraction et entrées d'air, ainsi qu'une représentation de l'alimentation électrique en direct depuis le tableau (détails en fin d'article sur les raccordement et la rénovation).
Composition d’une VMC hygroréglable
La configuration d’une VMC hygro est semblable à la VMC classique. C’est un système à simple flux (un seul réseau de gaines de ventilation) avec des bouches d’extraction situées dans les pièces d’eau (cuisine, salle de bain, toilettes) et qui requiert des grilles d’entrée d’air frais en d’autres points de l’habitât (chambres, salon, ..).
Le groupe de ventilation
Les groupes de ventilation hygroréglables bien qu’ayant la même apparence que les groupes classiques sont soumis à un cahier des charges spécifique garantissant la bonne variation du débit d’air en fonction du degré d’ouverture des bouches d’extraction.
Les bouches d’extraction

Les bouches d’extraction constituent l’élément majeur d’un système hygroréglable. Les bouches hygroréglables sont équipées d’un clapet relié mécaniquement à un ruban hygrostatique. Ce ruban va se tendre ou se détendre selon qu’il soit chargé ou non d’humidité, et ainsi faire varier le degré d’ouverture du clapet et donc du débit d’air sortant.
Elles ont toutes en commun ce système de régulation mécanique, mais les bouches de la cuisine et des toilettes ont des particularités qui optimisent encore davantage la gestion du débit en fonction des besoins.
L’ouverture de la
bouche d’extraction de la cuisine peut être forcée pour un besoin ponctuel (odeurs, condensation, fumées). Pour accroitre le débit d’air et donc forcer l’ouverture maximum du clapet, la bouche sera selon le fabriquant munie d’une tirette ou reliée à un bouton poussoir.
Une pression sur le bouton poussoir ou commande sur la tirette lancera une temporisation intégrée à la bouche d’extraction (de l’ordre de 30mn), durée donc pendant laquelle le débit d’air sera plus important.
La bouche des toilettes est quant à elle équipée d’un détecteur de présence la rendant totalement autonome. Son clapet s’ouvre dès qu’une présence est détectée, là-encore pour une durée de l’ordre de 30mn. Elle ne nécessite par conséquent aucun matériel ni câblage supplémentaire.
Ces deux bouches fonctionnent à piles.
Les entrées d’air
L’usage d’entrées d’air classiques (autoréglables) est possible, autrement-dit dans le cadre d’une rénovation par exemple les entrées d’air frais situées sur les menuiseries peuvent être conservées dans un premier temps pour passer en système hygroréglable à moindre frais.
Il est néanmoins recommandé de mettre en place des entrées d’air hygroréglables, elles-aussi équipées de rubans hygrostatiques et de clapets, ce afin de limiter l’apport d’air frais en fonction du taux d’humidité intérieur.
Les entrées d’air, qu’elles soient auto ou hygro peuvent également intégrer une isolation phonique, alors appelées entrées d’air auto ou hygroréglables acoustiques.
Un système de ventilation hygroréglable avec entrées d’air autoréglables portera l’appellation
Hygro B, et
Hygro A pour celles avec entrées d’air hygroréglables.
Les gaines de ventilation
La norme n’impose pas pour une VMC hygroréglable l’installation de gaines isolées, néanmoins fortement recommandées par les constructeurs. Le faible débit d’air en période d’inoccupation du logement peut en effet donner lieu à de la condensation à l’intérieur des gaines non isolées.
La partie électrique
L’interrupteur pour la commande deux vitesses de la VMC Autoréglable n’est plus de mise en Hygroréglable. Le groupe de ventilation et les bouches d’extraction assurant seuls la régulation du débit d’air sortant, l’alimentation du moteur (groupe) se fera en direct depuis un disjoncteur 2A qui lui sera consacré (fusible interdit).
Seuls 3 fils d’alimentation en 1,5mm² sont nécessaires. Une phase (rouge de préférence), un neutre (bleu) et un fil de terre (vert/jaune) du tableau électrique au groupe VMC.
Dans le cadre d’une rénovation, après avoir pris le soin d’en couper l’alimentation au tableau électrique, au dos de l’interrupteur 2 vitesses doivent figurer 3 fils. Le fil d’alimentation (la phase) en rouge le plus souvent (couleur non réglementée donc pouvant différer), et deux autres fils pour chacune des 2 vitesses.
Si vous avez de la chance ces deux autres fils seront de couleurs différentes permettant ainsi de les différencier. Isoler l’un d’entre eux à l’aide d’un domino ou d’une borne automatique de type "Wago" :
La phase et le fil restant seront à relier entre là encore avec un domino ou une borne automatique, de sorte à ce que la phase chemine directement jusqu’au groupe VMC à l’autre extrémité du fil conservé. Il conviendra alors d’isoler côté groupe le fil non retenu et de raccordé celui choisi à l’emplacement prévu pour la phase (P ou Ph). Pour le reste référez-vous à la notice de câblage, soit un neutre (N) et une terre (T ou symbole) si le groupe est de classe I.
Les appareils de classe II (double isolation galvanique) ne
nécessitent pas de raccordement à la terre. Pour ceux de classe I, il est
impératif qu’elle soit raccordée et opérationnelle, autrement-dit que la
conduction soit assurée parfaitement jusqu’à la terre du tableau électrique. Il
faut porter un soin tout particulier au câblage (mise en œuvre et choix des
matériels comme le disjoncteur) et aux raccordements des groupes VMC ceux-ci
restant constamment alimentés et sans surveillance. Un incendie se déclarant
dans les combles n’est pas des plus rapides à détecter, ni-même des plus simples
à maitriser ! Au moindre doute sur vos compétences ou le matériel, engagez
un professionnel, ce qui vous dégagera de toute responsabilité en cas de
sinistres (devis gratuits).
| Mise à jour du 19-07-2011 : |
Refonte complète du contenu et des schémas
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Chapeau pour la démarche !
Théo
Tu as raison, c'était une erreur. C'est corrigé.
Merci