Echanges et conseils en électricité



 Par , publié ou actualisé le 22 février 2010
 Rubrique "L'atelier"

Réalisation d'un accumulateur de Planté

Atelier pédagogique

Depuis la parution de notre série d'articles sur les accumulateurs anciens, je me suis confectionné un petit accumulateur de Planté.

J'ai opté pour le plus simple et rapide, matériaux de récup et ça fonctionne !


Mise en garde : la manipulation d'acide sulfurique et de tension continue n'est pas anodine !
Il est préférable de prendre des précautions, de porter lunettes et vêtements de protection.

De grâves brûlures électriques et chimiques peuvent survenir.


Détails du matériel :
  • bandes de plomb de couverture, déjà oxydées ;
  • tasseaux écarteurs ;
  • bassine en inox (pas de bocal assez grand) ;
  • acide de batterie.


Dans un premier temps, j'ai éduqué le plomb au maillet :

plomb de récupération

plomb matté au maillet



Puis enroulement des deux feuilles autour d'un manche avec des tasseaux pour l'espace :

rouleau de plomb

plomb roulé


Voici donc la forme des plaques conçues par Planté. Je suppose que sa finition laissait moins à désirer.
Je place des tasseaux dans le fond, et entre les feuilles pour éviter tout contact avec la bassine en acier inox :

en bassine



Et j'ajoute ce qu'il faut d'acide, dans les 1,5 litres, on observe une petite ébullition sur les dépôts de chaux :

acide en place


Puis viens donc la mise en charge. Avant même de le brancher, l'accu affiche déjà une tension de 50 mV, et une résistance négative de -524 Ohms :



Pour la charge j'ai à disposition le pack de batterie sur le panneau solaire, donc 12V en ampérage quasiment illimité par rapport à cet accu. En quelques seconde le bouillonnement est fort. J'inverse les polarités, deux fois, puis je mesure la valeur de tension après un bouillonnement, avec bullage encore présent en surface des plaques :


mise en charge


Bon, pas mal, je force un peu mais pas trop, le bouillonnement est impréssionnant. Et comme je me sert de pinces, il y a pas mal d'étincelles et même un morceau de plomb qui fond en tombant dans le fluide... quand je vous dit que la tension continue ce n'est pas anodin.
De plus c'est un poil dangereux avec de l'oxygène et de l'hydrogène qui bouillonnent dessous. Bon, je cesse la charge et je place une petite diode de récup sur le machin, et la lumière fût.

la lumière Planté


Je constate que la charge retombe assez vite, dans les deux minutes avec la diode (10 à 20 mA) mais si j'avais eu de quoi brancher plus correctement, je suis sûr de pouvoir faire mieux. En infligeant une tension moins forte cela serait sans doute mieux (là j'ai 12V pour un élément qui monte à 2.15V au moment du dégazage).

Voilà, ce que l'on pouvait faire avec deux morceaux de plomb et un peu d'acide.

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2 commentaires
le 04 mai 2010
Profil
labricole
cette construction de batterie plante m'interresse beaucoup car j'aurais (conditionnel) le projet de fabriquer une batterie a decharge profonde pour une eolienne et comme le prix de ces batteries est tes important (et qu'il m'en faut plusieurs)j'aimerais pouvoir les fabriquer.Serait'il possible d'avoir plus d'infos sur la construction de cet element .est ce que cela vaut le coup ,car j'ai un grand potentiel au niveau bricole,est beaucoup de materiel ( de recupe et outillage important ,tour fraiseuse ect....) merci Labricole
le 06 mai 2010
ProfilSite ou blog
La_Brosse
Salut ;

Merci pour votre intérêt.

Dans le cadre d'une utilisation serieuse, le modèle planté me semble un peu trop contraignant sur la phase de formation.
Le modèle Faure est plus proche de ce que l'on peut attendre d'un accumulateur moderne.

Pour les détails de fabrication, voyez la série des articles dédiés. Il me semble peut évident de construire des accus fiables et un tant soit peu performants de nos jours.

Avez vous envisagé la modification de batteries standard pour les rendre réparables (rendre le contenu accessible) ?
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