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Trois électriciens condamnés pour revente de cuivre à AngersArticles les plus lus de cette rubrique Matériels et Matériaux- Tous les articles - Dernières parutions dans cette rubrique
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Nouvelle affaire concernant la vente de métaux impliquant 3 électriciens de Cegelec-Angers.
Au cours d'une enquête sur des vols de métaux, les gendarmes d'Angers découvrent des quantités suspectes de cuivre écoulées par trois personnes, ce en ayant croisé les résultats des livres de comptes de ferrailleurs. Cela représente non loin de 30 tonnes de chutes de câble et de cuivre brut (câbles dénudés, barres de cuivre,..). A l'époque des faits les cours du cuivre subissaient d'importantes hausses en bourse allant jusqu'à atteindre des records historiques. Les divers chutes de câble se revendaient alors plus de 1 euro le Kg, et jusqu'à 5 euros le Kg pour le cuivre propre, appelé le MillBerry. Cela laisse imaginer les sommes en jeu. A noter qu'il est autorisé pour un particulier de vendre ponctuellement des métaux à un ferrailleur, pourvu qu'il puisse justifier de leur provenance. Il suffit alors de s'y rendre muni simplement d'une pièce d'identité. L'affaire porte donc principalement sur les quantités jugées excessives pour être honnêtes, et que le règlement de l'entreprise interdit d'emporter des objets sans autorisation écrite. Pour leur défense les syndicats CGT et CFDT soulignent que ces pratiques sont courantes, très anciennes et connues des cadres dirigeants de l'entreprise, s'agissant en effet la plupart du temps de déposes d'anciennes installations électriques et de déchets. Le tribunal condamnât le 16 décembre 2008 les trois électriciens à des amandes de 500 à 1000 € avec sursis. Source : Ouest-France, 17-12-2008 Plus généralement, les ouvriers du bâtiment sont en effet adeptes de la vente de métaux selon l'activité qu'ils exercent. On retrouve notamment les électriciens avec le cuivre et l'aluminium contenu dans les câbles, les plombiers-chauffagistes pour le cuivre des tuyauteries et le laiton principalement (raccords, vannes, inox,..). Les couvreurs manipulent du zinc et du plomb, etc. Les exemples sont nombreux, le moins cher et le plus courant des métaux étant la dite ferraille. Peut-on qualifier ces actes comme étant du vol ? Là encore tout dépend des proportions. Les entreprises concernées ont effectivement connaissance de cela et ferment généralement les yeux, mais ils ont néanmoins conscience que certains de leurs employés abusent de ces étrennes, allant jusqu'à générer volontairement des "déchets" en quantités importantes. Un dirigeant d'entreprise ne peut ouvertement accepter ces transactions puisque étant alors considérées comme des avantages en nature qui plus est non déclarés. Il se trouve alors dans de pareils cas en porte-à-faux vis à vis de la justice, des syndicats et des employés. | |
Commentaires :
Lors d'un très gros chantier d'enfouissement de réseau pour l'armé, nous avons eu a déposer toute la base et haute tension aérienne.
Cela représenté plusieurs kms de réseaux aérien, dont une bonne partie pour la basse tension en 116 mm² cuivre (par phase+ le neutre en je ne sais plus combien), les connaisseurs sauront imaginer le volume que ça peut représenter, je ne sais plus combien de camions...
30 tonnes ont été déposé sur ce chantier...
Tout ça pour dire que les trois lascars sont loin d'être des vendeurs de chute...
On est loin des quelques dixièmes voir centaines de kilos par ans que peut vendre une équipe de ligne réalisant beaucoup de déposes de réseaux aériens dans ce genre d'entreprise!
Sont bien gentilles les syndicats, mais arriver à de telles proportions, non, ce n'est pas des pratiques courantes... Mais un cas isolé.
D'autre part, je ne vois pas en quoi un dirigeant d'entreprise se trouverait en porte à faut entre la justice et les syndicats.
Le code pénale prédomine sur le code du travail...
sly